Les petits « hasards » de la vie #4

Le prophète - Khalil Gibran, Kahlil Gibran

J’ai lu ce livre il y a au moins 30 ans et il a été longtemps une référence pour moi… et puis il est passé dans ma mémoire et s’est perdu au milieu des très nombreux livres que j’ai lus depuis…
Et puis, à l’occasion d’un exercice dans le cadre de l’atelier « Faire un livre » de François Bon, pour lequel il s’agissait de décrire sa Sentimenthèque sur l’exemple de Patrick Chamoiseaue et de parler des livres qui ont imprégnés notre démarche d’écriture, voilà que Le Prophète est remonté de mes limbes personnelles https://www.tierslivre.net/ateliers/le-gout-des-autres/ et juste après avoir posé mon texte, voilà que cette citation apparaît dans mon flux sur facebook le lendemain matin…

Avez-vous remarqué que lorsque l’on convoque un souvenir ou que l’on pense à quelqu’un, il se passe souvent un petit phénomène de « coïncidence »..? Comme le raconte par exemple Paul Auster dans son Carnet Rouge : « il pense très fort à quelqu’un qu’il n’a pas vu depuis 10 ans. Et le téléphone sonne… »

Les petits « hasards » de la vie #3

Dian McGowan· 
Hello from Sedona, Arizona
Took this pic this evening while out driving around after the rain. It was so surreal!

J’avais commencé ce film il y a plusieurs mois, et à ce moment-là je n’avais pas accroché… Et puis en cherchant un film la dernière fois, je suis retombée dessus : « The Book Club« . J’aime beaucoup tous ces films qui sortent (enfin) depuis quelques années et qui me rassurent sur le fait qu’il y a toujours de la vie, de l’amour et de l’espoir même dans un 3ème âge que l’on voyait avant si peu avenant. Ce film parle – un tout petit peu – de livres (cela sert de prétexte finalement) , plus largement il parle de choix, d’occasions que l’on saisit ou pas ; la vie quoi. Et c’est un bonheur de voir (et de revoir certains après très longtemps) toute cette palette de comédiens que j’ai adoré plus jeune, encore là tout à même de tenir leur rôle encore une fois malgré les années et l’âge avançant. A un moment, le personnage interprété par Diane Keaton a l’occasion de survoler les Red Rocks de Sedona… Je passe somme toute un bon moment.

Quelques jours passent.

Et, en regardant comme tous les jours depuis le(s) confinement(s) un extraordinaire groupe sur Facebook « What do you see from your window? #OpeningUp #StaySafe« , au milieu de toutes ces belles photos, je vois celle-ci apparaître (celle qui illustre cet article) : exactement le même site que dans le film… avant cela je ne connaissais pas cet endroit…

Comme dirait notre cher regretté Desproges : « étonnant, non ? »

Les petits « hasards » de la vie #2

L’application Netflix m’informe régulièrement des nouveautés à venir et me laisse la possibilité de caler des alarmes pour me rappeler de la mise à disposition des programmes sélectionnés.

C’est ce que j’avais fait pour « Pretend it’s a city » , un documentaire de Martin Scorsese (rien que ça) sur New-York et son évolution ces cinquante dernières années vue par Fran Lebowitz.

Comme je vous le racontais dans l’épisode #1 des petits « hasards » de la vie, j’ai commandé énormément de livres pour mon anniversaire. Parmi eux, 3 m’avaient été recommandés, dont celui dont je parlais précédemment., « L’âge de la lumière ».

En cherchant ce que j’allais voir hier soir sur Netflix, une petite notification m’a gentiment informée que « Pretend it’s a city » était disponible, et je me suis plongée dedans avec délectation…

Il est à la fois délicieux de plonger dans des archives visuelles et mémorielles, le tout assaisonné par le franc-parler de Fran Lebowitz, 70 ans qui n’a jamais vécu ailleurs pour tout un tas de raisons qu’elle développe au fur et à mesure.

Ce matin en bouquinant joyeusement sous la couette, j’ai enfin fini « L’âge de lumière ». Je vous en parlerai en détail bientôt.

Mais je voulais encore lire… J’ai donc attrapé le dernier -sniff – livre de ma liste d’anniversaire…

Et, comme par « hasard », ce livre est :  » Carnets de New-York » de Paolo Cognetti. L’auteur, italien, 43 ans, raconte « son » New-York au travers de ses nombreux séjours et son besoin irrépressible d’y revenir aussi souvent que possible. Avec ses compagnons de virée, de joyeux octogénaires, il superpose ses connaissances sensibles et historiques au vécu de ses amis.

En lisant ces lignes très riches d’information et qui parlent également de la condition d’écrivain, j’avais de temps en temps des flashs, comme des souvenirs. Effectivement, j’ai quelques souvenirs à New-York que j’ai eu la chance de re-parcourir la ville il y a 5 ans, mais certains de ces flashs provenaient en fait de « Pretend it’s a city » … how funny 😉

Étranges coïncidences, n’est-ce pas ?

PS : notez que juste avant cela un ami m’avait envoyé une séquence de Taratata dans laquelle Alicia Keys entonnait en piano/voix son New-York Empire State of mind… Décidément… 😉

Les petits « hasards » de la vie… #1

J’ai commencé à regarder la série Hollywood sur Netflix il y a plusieurs mois… et je suis passée à autre chose.

Et il y a quelques jours j’ai repris.

Jusque-là rien d’extraordinaire.

A côté de cela, pour mon anniversaire, j’avais demandé que l’on m’offre des livres, beaucoup de livres, dont trois qui m’avaient été recommandés.

Vue la liste, je n’avais pas tout déballé de suite, mais au fur et à mesure de mes lectures…

Et alors même que je finissais de regarder un épisode dans lequel la directrice de studio confie à une actrice « plus très jeune » , le rôle principal dans un film consacré à la vie de Lee Millet, j’attrape le bouquin que je venais de déballer : il s’agissait de L’âge de la lumière de Whitney Scharer, une biographie romancée sur la vie de Lee Miller…

Étrange, non ? 😉

Les échecs, la Reine et moi..

Je ne me souviens pas quand j’ai appris à jouer aux échecs, ni qui m’a appris… Il y a de fortes chances que ce soit mon frangin… Pour son malheur, je ne me suis pas beaucoup appliquée et ses victoires se révélaient plutôt faciles face à un esprit si peu aiguisé pour la concentration et la « win » … Du coup, il lui a manqué un vrai compagnon de jeu sur ce plan… Je me débrouillais mieux au tennis ou comme espionne… 😉

Pourtant, j’aime beaucoup les échecs, l’idée de devoir réfléchir sur plusieurs plans en même temps, d’anticiper tous les coups, les siens et ceux de l’adversaire pour construire des scénarios de parade… Et c’est pourtant bien comme ça que mon cerveau fonctionne dans la vraie vie… C’est peut-être pour ça que je n’arrive pas à y jouer : pas assez reposant pour mes neurones déjà trop agités au quotidien… 😉

Parmi mes souvenirs liés aux échecs – outre les parties avec mon frère et plus tard mon neveu (qui a vraiment essayé de ne pas me faire perdre en 3 coups en me laissant réfléchir et en me disant « attention » à chaque fois que j’avais raté un truc) – sont liés à l’ordinateur, la télé et le cinéma :

Assez rapidement on a vu apparaître des jeux d’échecs qui permettaient de jouer « contre l’ordinateur » … Surtout de perdre contre lui… Cela enlève beaucoup de charme à ce jeu je trouve… Mais mon rapport à l’ordinateur pour les échecs a été beaucoup plus joyeux : j’avais vu dans je ne sais plus quel truc, deux protagonistes jouer à distance en se donnant le nom de la pièce et la case du coup… Et j’ai été trop heureuse pendant un temps de pouvoir faire de même avec un correspondant par mail (je pense que nous n’avons jamais terminé la 1ère partie engagée en 1999 ou 2000 😉 ). Mais l’idée d’avoir l’échiquier en tête était très utile…

Aux infos on entendait assez régulièrement depuis que j’étais petite les résultats des championnats avec toujours Karpov et Kasparov, laissant peu de place pour la nouveauté, comme au tennis avec Borg et McEnroe 😉

Et puis Agassi est arrivé, et Deep Blue…

De nombreux films et séries se sont inspirés des échecs soit en adaptant des histoires vraies, soit en se servant des échecs comme ressort pour l’intrigue.

Avant que The Queen Gambit arrive sur les écrans, ma référence personnelle très décalée était l’intrigue de la partie de Rusty Storm contre les 2 grands champions du monde des échecs dans la mini-série que j’adore « Si c’était demain » :

https://www.dailymotion.com/video/xl347x

Plus récemment, j’étais tombée sur le « classique » : à la recherche de Bobby Fisher…

Et puis tout le monde s’est mis à annoncer puis à parler de The Queen Gambit sur Netflix… Je n’aime pas trop les effets de mode (en essayant longtemps après tout le monde GoT, je n’ai pas tenu 1 épisode, idem sur Vikings que j’ai trouvé très décevant… Je n’ai rien vu de la Casa del Papei ou de Orange is the new black, et devinez quoi : je ne suis pas morte et je n’ai pas été reniée par les miens non plus 😉 ) Bref, un soir où je m’ennuyais, j’ai lancé The Queen Gambit… Et effectivement j’ai binge watcher la série mais j’ai été très frustrée : on ne voit aucune partie en entier ! J’ai trouvé l’ensemble très « survolé »… Par contre, la photo est nickel, l’illustration de l’évolution des mœurs dans la société, la mode, le design ; vraiment au top !

Quelque peu frustrée, j’ai fait des recherches sur l’origine de la série qui est beaucoup plus intéressante finalement et j’ai cherché pour voir s’il existait d’autres sources filmiques sur une joueuse d’échecs et j’ai trouvé ce film sans prétention qui arrive à remettre en perspective le jeu d’échecs comme un outil pour se positionner dans la vie, plutôt qu’un éternel outil de domination intellectuel qui doit passer par des victoires répétées… : La championne d’échecs

Est-ce qu’avec tout ça je vais me « remettre » aux échecs ?

Non.

Comme l’a si bien dit il y a déjà longtemps Robert Redford : on aimerait que le cinéma puisse changer le monde…mais ce n’est pas le cas…

Jour #2

Nous avons pour la plupart grandi avec les contes de fées, racontés par nos parents et/ou Disney, les comédies romantiques au cinéma et/ou à la télé, et cela nous conditionne à rechercher l’extraordinaire pour tomber amoureux…

…et parfois la réalité rejoint la fiction, ou la dépasse…

En voyant aujourd’hui dans un énième « film de Noël » la protagoniste écrire son numéro de téléphone sur une serviette de papier, un beau souvenir m’est revenu en mémoire :

C’était lors de ma première soirée étudiante au milieu de mes nouveaux camarades « +1 » en général, moi j’essayais déjà d’être 1 tout court. Je n’avais pas d’attente particulière et en allant chercher un verre au bar j’ai salué de loin un jeune homme que je pensais être un de ces « +1 » …

C’était en fait le grand frère d’un de mes compagnons de promo…

Comme il est venu me le dire en se présentant à moi…

Bien entendu avant ça, je m’ennuyais et j’avais appelé mon père pour qu’il vienne me chercher…

(Attendez, ça me rappelle un truc 😉 une scène dans la Boum 2 je crois…)

Et on a commencé à discuter et mon père est arrivé et je devais partir.

Il m’a demandé de l’attendre et il est revenu avec cette serviette en papier avec son numéro et l’inscription : « call me please ! »

Cover « Message personnel » Michel Berger par YLS @ Ysa-Lou Sibiline sur Soundcloud

Jour #1

Ils n’étaient que des enfants…

A quel âge aimer est supposé devenir quelque chose de « sérieux » ?

Et pourquoi pas dès que le cœur palpite et bats plus vite à l’approche d’une certaine personne ; que l’on soit en CE2, CM2, 5ème, Seconde, à 17, 18, 20, 33, 34, 35, 36, 40, ou 45 ans…